Le soleil s’est réfugié dans les cailloux

2 12 2017

Matin ou soir peu importe les cloches nous ponctuent.

Qu’elles mettent en branle
qu’elles suspendent
nos gestes
avec jubilation
elles traversent emportent
nos corps écrivant
la page du commun ouvrage.

En août 2014, en Syrie, je découvre les villes fantômes de Qousayr, Homs. Les maisons des quartiers chrétiens ont été incendiées pour empêcher tout retour, une bombe a été placée dans la cathédrale de Homs.
J’écoute les paroles des déplacés en Syrie, des réfugiés au Liban, je les recueille comme de précieux fragments d’une vérité dénaturée, d’un quotidien ignoré .
« Nous vivons l’oecuménisme du sang » affirme en juin 2015 le patriarche catholique melkite d’Antioche. Ce sang répandu, comme la dignité rencontrée, j’ai fait la promesse  d’en rendre compte. « Le danger sera là bientôt, chez vous, donc il faut être vigilant, éveillé, être vrai. L’Occident est complètement endormi » averti le Père Ephrem, dominicain irakien.
De manière bouleversante, « Le Soleil s’est réfugié dans les cailloux » fait résonner poétiquement cet avertissement.





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1 03 2012
 
(Photo d’Anne-Lise Blanchard par Sally Bataillard)