Donne. Poeti di Francia e oltre. Dal Romanticismo a oggi

18 02 2018
Collana: Zaffiro
Anno edizione: 2017
Pagine: 458 p., Brossura
EAN: 9788866443490
Descrizione

Ancora oggi il numero dei poeti donne inclusi nelle antologie non riflette per nulla la giusta proporzione, la diversità e la qualità delle opere scritte dalle moltissime donne che animano l’universo poetico francese e francofono. Questo volume, che raccoglie testi di 67 autrici in versi dall’Ottocento a oggi, è stato ideato e realizzato nel segno di un’attesa e di un indizio riparatorio.

Description

Même aujourd’hui, le nombre de poètes féminins inclus dans les anthologies ne reflète pas la juste proportion, la diversité et la qualité des œuvres écrites par les nombreuses femmes qui animent l’univers poétique français et francophone. Ce volume, qui contient des textes de 67 auteurs dans des vers du XIXe siècle à nos jours, a été conçu et créé sous le signe d’une attente et comme une réparation d’une injustice.

anthologie1ALLER

où les chemins se décroisent
où s’apaisent les couleurs
en grandes brassées foisonnantes

par-delà les frissonnantes dentelles
par-delà les murailles circulaires
l’herbe y est rase
et bruyante
l’eau y réside
nuit
mémoire
*
L’arbre à trois fûts
incurvé
pour accueillir la pierre

Croisés du silence © Entres Vives, 2000.

« QUELQUES INCISES… »

Quelques incises
bleues
à flanc de colline
dans le brouhaha des couleurs

les pas emportent la blanche
allégresse
des torrents

Inexorable la lumière
se déplace
me reprend
hors d’atteinte       toujours

346

 

 

 

ANDARE

dove le strade si dispiegano
dove s’attenuano i colori
in grandi traboccanti bracciate

al di là dei tremolanti merletti
al di là delle muraglie circolari
l’erba 11 è rasa
e assordante
l’acqua vi risiede
notte
memoria

L’albero a tre fusti
incurvato
per accogliere la pietra

«QUALCHE SQUARCIO… »

Qualche squarcio
blu
sul fianco délia collina
nel trambusto dei colori

i passi portano via la bianca
allegria.
dei torrenti
Inesorabile la luce
si disloca
mi riprende
irraggiungibile           sempre

347

 

Oblique

pour mieux dénouer
le temps.

Un silence de lait et de terre © Éditions de l’Atlantique, 2008.

« ELLE RESPIRE,.. »

Elle respire
de toute la peau du monde
la mer

au matin
plis de nouveau-né
qui se concentre à aspirer la vie

à mi-jour
joue lisse de l’adolescence
en ses incertitudes

et parfois
quand pèse de tout son poids
l’insouciance de l’humanité

de grandes crevasses redessinent
ce visage
où l’on s’oublie

Un silence de lait et de terre © Éditions de l’Atlantique, 2008.

 

« LES PLATANES… »

Les platanes
n’en peuvent plus de se
pencher sur
les joueurs de pétanque

 

 

348

 

 

obliqua

per meglio dipanare
il tempo

 

«RESPIRA…»

Respira
con tutta la pelle del mondo
il mare

di mattina

pieghe di neonato che
si concentra a inalare la vita

a mezzogiorno

guancia liscia dell’adolescenza
con le sue incertezze

e talvolta
quando preme con tutto il suo peso
l’indifferenza dell’umanità

grandi crepacci ridisegnano
questo viso

dove trovare l’oblio di sé

«I PLATANI…»

I platani

non ne possono più di
chinarsi sui
giocatori di bocce

 

349

 

Elle
dans une robe de
nylon
à grosses fleurs

Lui
en short
à carreaux et
chaussettes
tirées sur espadrilles
l’estomac mis
en exergue par la ceinture

***

Le vent
pour nous fatiguer
contre notre dos
s’acharne

et nous avançons
un peu plus courbés
entre deux saisons

dont même la terre
ignore le nom

***

Au petit jour
le jardin déplie ses jambes
en une mélodie
mouillée qui donne
légèreté
de pouliche

‘Éclats © Éclats d’encre, 2010.

350

 

***

Lei
in un vestitu di
nylon
a grandi fiori

Lui
in short a quadri e
calzini
tirati sulle espadrillas

la pancia messa
in evidenza dalla cintura

             ***
Il vento
per stancarci
contro il dorso
s’accanisce

e noi avanziamo
un po’ più chini
tra due stagioni

delle quali anche la terra
ignora il nome

***

Di primo mattino
il giardino stende le gambe
in una melodia
madida che dona
leggerezza
di puledra

351




Le soleil s’est réfugié dans les cailloux

2 12 2017

soleilcache1a

 

Matin ou soir peu importe les cloches nous ponctuent.

Qu’elles mettent en branle
qu’elles suspendent
nos gestes
avec jubilation
elles traversent emportent
nos corps écrivant
la page du commun ouvrage.

En août 2014, en Syrie, je découvre les villes fantômes de Qousayr, Homs. Les maisons des quartiers chrétiens ont été incendiées pour empêcher tout retour, une bombe a été placée dans la cathédrale de Homs.
J’écoute les paroles des déplacés en Syrie, des réfugiés au Liban, je les recueille comme de précieux fragments d’une vérité dénaturée, d’un quotidien ignoré .
« Nous vivons l’oecuménisme du sang » affirme en juin 2015 le patriarche catholique melkite d’Antioche. Ce sang répandu, comme la dignité rencontrée, j’ai fait la promesse  d’en rendre compte. « Le danger sera là bientôt, chez vous, donc il faut être vigilant, éveillé, être vrai. L’Occident est complètement endormi » averti le Père Ephrem, dominicain irakien.
De manière bouleversante, « Le Soleil s’est réfugié dans les cailloux » fait résonner poétiquement cet avertissement.





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1 03 2012
 
(Photo d’Anne-Lise Blanchard par Sally Bataillard)